Plan Alzheimer

Plan AlzheimerMis en place en 2008 par l’ancien président français Nicolas Sarkozy, le Plan Alzheimer a encore de beaux jours devant lui puisque François Hollande s’est engagé sur le prolongement de ce dernier, du moins tout au long de son mandat. Zoom sur ce plan de santé publique.

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Sa genèse

Avec près de 850 000 Français victimes de la maladie d’Alzheimer, une statistique qui ne peut d’ailleurs qu’évoluer dans les années à venir, l’établissement d’un plan de santé publique était plus que jamais une urgence, voire même une priorité pour le gouvernement français de l’époque. Sans plus attendre, Nicolas Sarkozy lance alors le Plan Alzheimer. Avec un budget de fonctionnement de près de 1,6 milliard d’euros, ce dernier est co-financé par l’État français, par les franchises médicales, ainsi que par l’assurance maladie et sera effectif de 2008 à 2012. Un engagement de grandes envergures qui sera par la suite relayé par l’actuel locataire de l’Élysée. Sinon, concernant les objectifs principaux de ce plan de santé, celui-ci s’articulera sur trois grands axes principaux que sont : la santé pour l’amélioration la qualité de vie personnes touchées, ainsi que de leurs aidants ; la recherche pour une meilleure connaissance des symptomes Alzheimer et enfin la solidarité qui consistera en des actions de mobilisation pour faire connaître à la société la maladie. Actuellement, un audit conduit par le Dr Christine Van Broeckoven et le professeur Joël Ankri est même en cours, dans le cas où une réorientation est nécessaire, pour que le Plan Alzheimer s’adapte mieux aux contextes actuels.

Les 44 mesures du Plan Alzheimer

Lors de son lancement en 2008, le Plan Alzheimer compte en tout 44 mesures qui sont réparties en onze objectifs gravitant autour des trois axes principaux. Ainsi, le premier thème qu’est d’améliorer la qualité de vie des malades et de leurs familles comporte par exemple six objectifs pour ne citer que l’apport d’un soutien accru aux aidants avec comme mesures de consolider les droits et la formation des aidants, ou encore de diversifier et de développer les structures de répit. Sinon, parmi les objectifs de cette volée sont l’optimisation du parcours de soins sans oublier la valorisation des compétences le développement des formations des professionnels travaillant dans le secteur. Le deuxième axe connaître pour agir quant à lui comptera deux objectifs principaux à savoir : le fournissement d’un effort pour la recherche et l’organisation d’un suivi épidémiologique. Le premier est composé de treize mesures, alors que le deuxième n’en compte qu’une seulement. Pour finir, le troisième axe et non des moindres est composé de dix mesures rattachées à trois grandes actions. Ce sont dans l’ordre : l’information et la sensibilisation du public, la promotion d’une réflexion et d’une démarche éthique, faire de l’Alzheimer une priorité sur le continent européen.